Qu’est ce que le regard systémique?


Le regard systémique est une nouvelle perspective de la vie, des sciences, des relations, de la religion, de la philosophie, et de l’art.

Dans les anciennes civilisations, et dans la plupart des cultures autochtones, un tel regard holistique de la vie n’a jamais été douté; nous sommes en retard dans la reconnaissance d’un tel point de vue ‘réseau’ qui nous interconnecte avec la nature.

Vous avez certes entendu des initiatives de développer une vision du monde qui réunirait la science et la religion. La théosophie fut un point de repère dans ce procès; bien que cela restait une tentative quelque peu limitée, ce fut une très importante contribution et à la science, et à la religion pour unifier les concepts divergents, et montrer qu’à la source, il n’y a pas de telle division entre science et religion.

La théosophie est une doctrine métaphysique qui a été fondé par Helena P. Blavatsky et d’autres en 1875.

Le mot veut dire littéralement ‘sagesse de dieu’ et l’enseignement s’efforce d’aller aux racines de toutes les religions; cette sagesse est vraiment la force de la vérité dans l’univers.

Par conséquent, la théosophie enseigne la compréhension scientifique et rationnelle des religions, et voit dans toute religion un nucleus de vérité universelle. Toutefois, elle nous aide aussi de nous rendre compte de la folie, l’irrationalité et la violence que des dogmes religieux et des superstitions entraînent; dans ce sens la théosophie se comprend comme une octave plus haute de la religion, une forme de compréhension religieuse qui va au-delà des apparences et qui nous guide vers l’illumination.

Helena Petrovna Blavatsky (1831–1891) était l’une des penseurs occultes les plus importantes du 19ème siècle. Elle était une personne controversée pendant toute sa vie. Avec le support du Colonel Henry Olcott et William Q. Judge, elle a fondé la Société Théosophique à New York en 1875.

Ce fut le point de départ du mouvement théosophique.

Née à Ekaterinoslav, Russia, le 31 juillet 1831, Madame Blavatsky était la fille du Colonel Peter Hahn, un membre d’une famille de Mecklenburg qui s’est établit en Russie. Pour attirer de nouveaux membres à son organisation, elle essayait de produire des miracles. Elle le faisait avec succès, mais à plusieurs reprises ses méthodes avaient été découvertes comme frauduleuses. Néanmoins, sa personnalité imposante lui garantissait l’attraction d’une foule de gens pour sa cause.

Une personnalité énigmatique, Blavatsky a grandit dans une atmosphère saturée de superstition, magie et fantaisie. Elle aimait s’entourer de mystère quand elle était enfant et confia à ces camarades de jeu que les corridors souterrains de leur vielle maison à Saratov, où elle aimait se promener, étaient remplis de compagnons de jeu qu’elle appelait ses ‘bossus.’ Elle était souvent découverte dans une tour sombre sous le toit où elle mesmérisait des pigeons, en les caressant. Elle était turbulente, et quand elle grandissait, elle choquait sa famille souvent par son comportement masculin. Une fois, à cheval sur un Cossack, elle tombait de la selle et son pied se faisait empêtrer dans un étrier. Elle commentait que dans la nature des choses, elle devrait avoir été tuée, s’il n’y avait pas une force magique autour d’elle qui semblait la maintenir à son niveau en dépit de la gravitation.

La théosophie est importante dans le sens qu’elle s’efforce de guérir la scission entre les religions et la nature, déclarant que la nature est intelligente et plein de sagesse. Les théosophes postulent que tout dans l’univers, que ce soit vivant ou matière inanimée, s’est formé à partir des configurations fondamentales de molécules qui co-évolvent à un niveau de conscience de plus en plus élevé. La théosophie enseigne que tout être humain est inspiré et guidé par l’esprit incarné, l’esprit guide ou l’unique soi, et que nous ferions bien de nous mettre en communication avec cet esprit intérieur pour accélérer notre évolution spirituelle.

La théosophie enseigne et la réincarnation et l’existence du karma comme des lois universelles, non pas juste des croyances de certaines religions. Toutefois, la théosophie renie la régression évolutionnaire; des êtres humains ne vont pas s’incarner dans une forme animalière ou comme une plante, une fois qu’il y a conscience de l’unique soi. Un élément fondamental dans l’enseignement théosophique sont les hiérarchies spirituelles, si bien expliquées dans les écrits de Révérend Charles Webster Leadbeater.

Par ailleurs, les théosophes croient que la religion, la philosophie, la science, les arts, le commerce, et la philanthropie, entre entres vertus, nous aident à davantage comprendre la vérité, ou la réalité.

Madame Blavatsky sous-titrait sa Doctrine Secrète avec: Une synthèse entre science, religion et philosophie. Le livre fut publié avant l’avènement de la physique quantique et de la théorie générale des systèmes qui tous les deux étaient des achèvements scientifiques au sein du 20ème siècle.

La physique quantique a prouvé même pour des matérialistes pures et dures que l’univers ne consiste pas premièrement de matière, ou que la matière est un phénomène secondaire, puisque la force créatrice réelle est cette énergie subtile qui aujourd’hui est décrit en termes de ‘champs quantique,’ et qui à travers les âges a été dénotée par maints termes différents.

C’est la force vitale.

— L’énergie cosmique, Bioénergie, Élan vital, Vis vitalis, L’énergie des esprits, L’énergie vitale, Le champ, Le champ zéro-point, Le champ A, Le champ L, Le champ akashique, Le champ d’énergie humaine, Ch’i, Ki, Mana, Prana, Wakonda, Hado — et beaucoup d’autres termes.

En d’autres termes, nous sommes arrivé à la fin d’un voyage qui passait à travers le processus standard de l’évolution, marqué par thèse, antithèse, et synthèse.

Toutefois, dans ce nouveau regard, un élément manque; ce chaînant manquant est l’art. La science, la religion, et la philosophie sont certes des activités humaines importantes, mais quelle est leur valeur si l’humanité demeure abrutie et sauvage? C’est l’art qui nous amène à une civilisation réelle, non pas la science, non pas la religion, et non pas la philosophie. L’art est le facteur unifiant, et aussi le facteur élevant. Je m’explique.

Premièrement, j’aimerais expliquer davantage ce que j’entends par art.

Quand je parle de l’art, je ne parle pas du commerce d’art, des musées et des collecteurs, des enchères, ou de la production d’art commerciale.

Je parle de l’art en termes d’un désir ardent qui est aussi fort que le désir humain pour se relier à l’autre, la quête religieuse et philosophique, le désir de socialisation, ou bien la curiosité scientifique.

C’est notre désir esthétique dont je parle et que je considère être le facteur unifiant entre la science et la religion. Quand je parle de l’art, je parle donc de l’esthétique.

Par exemple, quand vous achetez un livre, vous s’attendez à ce que ce livre a été bien conçu, et que le design est réussi.

Quand vous regardez un site Internet, vous éprouvez du plaisir quand le contenu de la page est ordonné et agréable à l’oeil au lieu de se voir bombardé avec n’importe quelles couleurs qui sautent à vos yeux.

Quand vous désirez acheter une maison ou un appartement, vous voulez que l’endroit soit soigné, avec des murs peints agréablement ou couvert de tapisserie, et avec des meubles de haute qualité, et le tout bien arrangé dans l’espace ambiant. Nous parlons de l’architecture d’intérieure.

C’est de même pour votre montre ou votre voiture qui touchent votre sens esthétique par leur design fonctionnel et leur qualité de fabrication.

Quand vous allez en vacances, vous souhaitez séjourner dans un hôtel agréablement conçu où vous avez tout le confort intégré dans un bel encadrement.

J’espère que vous me comprenez … je veux dire qu’il a y an grand malentendu dans notre société en regard de la notion de confort car elle est toujours associée, de par la publicité, comme un luxe.

Mais ce n’est pas vrai.

La propreté, le confort, un environnement esthétique, une bonne conception architecturale, et un génie parfait ne sont pas un luxe; ce sont des besoins fondamentaux pour notre sentiment esthétique.

Quand vous allez au restaurant, vous ne voulez pas être submergé dans un bruit infernal, mais vous désirez entendre une légère musique qui ne heurte pas vos oreilles afin que vous puissiez vous concentrer sur ce que vous mangez et, peut-être, une bonne conversation avec vos amis, ou votre partenaire.

Je pourrais continuer de vous ouvrir à une prise de conscience de nos achèvements culturels qui naturellement incluent la mode, les parfums, les vêtements bien choisis, et de la transportation efficace et confortable.

Ce que j’aimerais vous faire comprendre c’est que l’être humain ne nécessite pas seulement la science, la religion et la philosophie pour se voir paisiblement intégré dans un schéma compréhensif, mais nous avons aussi besoin de confort, de la sécurité, de l’ordre, et de la beauté.

Je crois que le regard systémique de la vie nous permet d’embrasser tout cela non pas comme des parts d’une machine, mais comme des parcelles organiques de nos vies, car ils revêtent toutes de la même importance.

Il est intéressant que les architectes, les décorateurs, les ingénieurs et les gens dans l’industrie de l’hospitalité savent tout cela, mais ce savoir n’a pas encore été intégré dans une vision intégrale du monde où il sera représenté équitablement, et sans un biais matérialiste, ou spirituel.

La biais matérialiste affirme notre besoin de sécurité, de confort et de beauté, mais renie notre exigence de spiritualité, de religion, ou de mythologie.

Le biais scientifique reconnaît notre besoin de savoir la vérité, et d’enquêter pour davantage de vérité, mais ce biais dénigre notre besoin et religieux et esthétique, notre besoin de l’art, et de la beauté.

Quand vous fréquentez des cercles d’art, vous allez vous rendre compte à quel point ces gens sont préoccupés par la beauté, les proportions, et la satisfaction dérivée d’une attitude noble envers les autres—ils sont beaucoup moins préoccupés de la science, ou de la religion. C’est ainsi que vous pouvez déceler un biais dans tout segment de la société et c’est précisément à ce point-là ou le regard systémique s’offre comme le facteur unifiant.

Quand vous contemplez la vie comme un système organique, vous ne pouvez guère maintenir un biais qui dénigre tel besoin tout en reconnaissant tel autre. Car quand vous étudiez des systèmes vivants, vous allez constater invariablement que toutes les parts intégrantes du système sont interconnectés et dans un cours de communication constant, de manière équitable, sans essayer de dominer l’un sur l’autre.


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