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L’éducateur ne peut éduquer que s’il est épris de l’enfant, s’il en fantasme, s’il en tombe amoureux, s’il en rêve, en un mot, s’il désire l’enfant dans son corps.

Le désir est le moteur de l’éducation, de la même façon qu’il est le moteur de la reproduction. L’éducation peut ainsi être considérée comme le prolongement de la gestation ou de la conception.

On dit en français qu’on désire un enfant, ce qui exprime très concrètement que c’est le désir sexuel se portant sur l’enfant qui est à la base de la vie humaine. Mais c’est ce même désir qui motive l’éducateur de s’occuper des enfants, avec l’ensemble d’efforts, de peines et de joies que cela comprend.

Et c’est bel et bien un désir pédophile qui anime et les parents reproducteurs et les éducateurs réformateurs de l’enfant; et ce n’est que ce désir qui fait que l’on s’occupe d’enfants du tout. Car ceux qui n’en sont pas animés, s’occupent plutôt d’ordinateurs ou d’avions, ne désirent pas avoir d’enfants à eux, et ne couchent qu’avec des adultes …

Les éducateurs potentiels, ceux qui en sont doués, désirent, dans leurs fantasmes sexuels, coucher avec des mineurs, filles ou garçons. Ils sont attirés par le corps svelte, doux et petit de l’enfant, par la finesse de sa jeune peau, par le manque de poils sur son corps, par tout ce qui exprime physiquement la fraîcheur de l’enfant, sa jeunesse, sa vérité intrinsèque et nonchalante.

Ce que je dis là, bien entendu, n’est pas nouveau et se trouve déjà exprimé dans les écrits de Platon et d’autres philosophes classiques de la culture ancienne minoenne, hellénique, romaine, persane, égyptienne et autres.

Le Christianisme cachait cette vérité derrière des murs de mensonges et finalement, de nos jours, elle a été retrouvée par des éducateurs avant-gardistes, mais qui se taisent, pour la plupart, et pour de bonnes raisons.

L’éducateur qui veut comprendre le désir de l’enfant, doit d’abord comprendre son désir à lui. Cela veut dire qu’il doit se rendre compte de ses pulsions pédophiles réprimées et inconscientes, car ces pulsions inconscientes facilement se pervertissent en agissements manipulateurs à l’endroit de l’enfant. Il vaut mieux que l’adulte parle ouvertement à l’enfant, lui avouant son désir. Car c’est le mensonge sexuel qui pervertit, la honte, et la culpabilité, et non pas la sexualité elle-même.

En outre, l’éducateur ne peut que difficilement respecter le tabou sexuel que la société impose s’il n’en parle pas, s’il ne l’exprime pas dans le langage. L’enfant, à son tour, choisit l’éducateur qu’il désire, lui, même si ce choix qui est aussi un choix émotionnel et parfois sexuel, se fait souvent inconsciemment.

L’éducateur qui comprend son corps et ses désirs à lui, va comprendre l’enfant et pourra l’accompagner dans ce qui est le plus essentiel dans sa vie: dans ses sentiments, ses désirs et ses aspirations amoureuses. Ces fantasmes, toutefois, doivent être assumés et vécus de façon consciente et responsable, car quand ils sont réprimés, la personne va souffrir du fait que le contact libre, enthousiaste et positivement érotique avec l’élève ne peut se prolonger jusqu’au lit. C’est le fantasme justement qui aide à renoncer au désir dans la réalité physique de tous les jours, et non pas la répression du fantasme, et ceci d’autant plus dans une société qui, si nous le voulons ou non, a rendu tabou absolu les relations sexuelles entre éducateurs et élèves. Sans fantasmes, il y a perversion du désir en besoin, et de là résulte toujours la manipulation de l’autre, surtout dans la relation tutélaire.

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