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Par l’éveil sexuel, l’enfant commence à comprendre la dimension de l’extase dans la vie. L’enfant observe peu à peu que l’extase prend part de sa vie, et que cette extase se prolonge dans l’enthousiasme. L’enfant observe que la vie commence à tourner dans une direction plus exaltante qu’à la maison, et assume une importance jusqu’alors inconnue. Il voit que cet enthousiasme se fonde sur l’extase comme expérience quotidienne dont la recherche fait partie de toute vie adulte. Il tâtonne dans le domaine du désir et commence à découvrir son désir à lui.

L’enthousiasme se développe chez l’enfant dans la mesure où il se sent accepté et aimé par son entourage. L’enthousiasme est naturellement un sentiment vaste et créateur. Il se porte souvent sur une chose spécifique, un jeu, un travail, quelque chose à apprendre, ou sur une personne.

C’est pourquoi l’éducateur qui est capable d’éveiller l’enthousiasme chez l’enfant est heureux. Il est récompensé par l’enthousiasme de l’enfant qui le rend lui-même enthousiaste et plein d’entrain. Il y a là un sentiment de plénitude qui se développe et qui emporte l’enfant et l’éducateur tous les deux à des dimensions supérieures de vie. L’éducateur ressent de la gratitude vis-à-vis de l’enfant et exprime ce sentiment d’une façon ou d’une autre.

L’enfant ressent cette gratitude de son côté, même si beaucoup d’enfants n’en parlent jamais; il est d’ailleurs erroné de se fâcher quand l’enfant n’exprime pas sa gratitude; cette attitude part de l’idée que l’enfant exprime toujours ce qu’il ressent, mais il n’en est pas ainsi chez la plupart des enfants. L’enfant aime retenir des sentiments précieux à lui ou à elle. C’est son petit coin secret que l’adulte savant ne lui hôte jamais. Il est en effet plus sage de ne pas questionner l’enfant sur ses sentiments. Car ceci lui donne facilement un sentiment de culpabilité ou même d’infériorité. Car l’enfant se sentira moins en sécurité parce qu’il ressent l’adulte comme policier. Il n’est d’ailleurs pas l’usage entre adultes de se questionner sur des sentiments que l’autre ne veut visiblement révéler. C’est une question de tact.

L’enthousiasme se développe chez l’enfant par le partage; ce peut être le partage d’un jeu ou le partage d’une activité ou peut-être le fait de partager en tant que tel.

Le partage est l’un des plus grands dons qu’a l’homme. Partager nous rend heureux au plus profond de nos coeurs.

C’est par le partage que l’enfant devient confiant et facile dans sa communication avec l’entourage. On appelle égoïste les gens qui ne veulent pas partager. C’est des gens malheureux à qui leur entourage d’enfance n’a pas montré les bienfaits du partage. Ce n’est souvent pas de leur faute et il n’est pas exclu qu’un égoïste farouche se transforme, une fois qu’il a sincèrement pu ressentir le bonheur du partage, du fait qu’un autre a partagé quelque chose avec lui.

Cela sonne un peu idéaliste mais c’est simplement une vérité psychologique. Nous sommes tous égoïstes par ignorance, ignorance du vrai bonheur qui est surtout le bonheur du partage!

L’éducateur savant n’impose pas à l’enfant des vertus et ne l’éduque pas à partager. Car cela rend l’enfant hypocrite. La seule façon d’enseigner est de vivre son enseignement. Si l’attitude de partage est naturelle et spontanée chez l’éducateur, l’enfant va imiter son comportement et adopter cette faculté.

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