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Table des Matières

Introduction
Au début fut le programme
Les affirmations positive guérissent
La foi est confiance en soi
L’intégration des émotions négatives


Introduction

Après avoir lu un livre philosophique, ou quand je me suis longuement occupé de l’étude du droit, de la psychologie ou de l’astrologie, je suis tenté d’oublier le plus vite possible ce que j’ai appris. Alors je rends grâce à mon pragmatisme et mon goût de la simplicité et me contente à contempler le mystère que nous inspire un beau paysage, une promenade au bord de la mer, ou bien le charme d’un enfant. Bien que mon intellect se satisfait à comprendre le monde de façon scientifique, et de trouver la raison ultime derrière la vie, je suis béni d’un certain équilibre intérieur qui fait que je valorise la sérénité et l’harmonie plus que le savoir.

C’est probablement pour cette raison que je trouve la méthode de la prière inspiratrice si convaincante! C’est sa simplicité qui rend cette méthode si attractive pour des gens de toutes les classes sociales, de tout âge, partout dans le monde. Ni spéculations philosophiques, ni savoir astral, ni grandes sagesses hermétiques ou spécialités cabalistiques sont nécessaires pour profiter de la méthode et achever une transformation positive de nos vies! C’est une philosophie du ici-et-maintenant, du hic et nunc.

La méthode utilise des auto-suggestions pour activer le pouvoir de notre subconscient. Pour le dire de façon plus simple: c’est une pratique pour effacer des scripts intérieurs et d’établir des scripts nouveaux; les suggestions aussi bien servent à nous libérer du doute qui est toujours une pensée négative; car le doute est un virus.

Avant d’avoir trouvé la prière inspiratrice, en 1990, j’avais déjà étudié toutes les religions et étais activement à l’étude de la philosophie de l’Ouest et de l’Est. Mais finalement j’ai eu une expérience libératrice en comprenant que l’amour de Dieu est identique avec l’amour de la vie, l’amour de la beauté, l’amour de la géométrie dite ‘divine’ et l’amour de la paix dans l’harmonisation de toutes les oppositions et antagonismes, ainsi achevant la transformation du dualisme.

On a donné beaucoup de noms à cet achèvement de l’harmonie intérieure et extérieure en fonction des différentes cultures autour du monde. Toutes les religions et philosophies l’ont pour but.

Or, malheureusement beaucoup de gens tirent en déraison cette vérité ou l’occultent, car pour eux, religion veut dire morale; par conséquent, ils développent une attitude moralisatrice en regard de la vie, des gens, et eux-mêmes. Ils jugent le monde au lieu de le comprendre. Peu d’entre eux sont conscient quelle arrogance se cache derrière une telle philosophie patriarcale qui n’a jamais eu un regard juste à l’égard de la femme et du féminin, considérant la femme inférieure à l’homme. En outre, ce que j’ai vu dans ces cercles c’est que ces gens se méfient de la nature. Mais le pire c’est qu’ils voient la nature opposée à leur Dieu mental, comme si la nature avait été créée par la nature, tandis que leur Dieu réside en dehors d’elle!

Une telle attitude mène non seulement à la dissection des émotions du mental, mais à la suppression de la pensée subconsciente qui est vue comme diabolique; en plus, les qualités de l’hémisphère droite du cerveau, telle que l’intuition, le féminin, ou l’introspection, sont largement supprimés de la conscience. C’était ceci le diabolique d’une religion qui n’avait pas mérité ce titre car elle ne faisait pas une liaison avec la source, elle n’a pas mené ses croyants à l’unité de la vie, à une vie non-fragmentée.

Et beaucoup de ces croyants ont tué et tuent jusqu’à ce jour des peuples indigènes. Autres conséquences sont un potentiel de violence toujours grandissant dans la société moderne globale, la destruction des systèmes biologiques, et la domination de l’émotion humaine par le règne tyrannique d’une rationalité totalement bornée et stupide.

Et la plupart de ces gens malheureux n’ont jamais réfléchi au sens du mot ‘religio’ qui est la racine latine de notre mot ‘religion.’ Et ‘religio’ veut dire nous relier, à savoir, à la vérité de l’unité de la vie, notre vraie nature, et notre authenticité, pendant le processus de la prière. Car la prière n’obéit à aucun dogme. Elle est aussi libre que le vent et les vagues de l’océan.

La prière ouvre la porte à la vraie religion, celle qui habite nos coeurs et âmes — et qui est amour, unité, équilibre, compassion et participation à tout ce qui est. Car la prière, vue de manière fonctionnelle, est un script, un programme. C’est notre moi qui parle à notre esprit guide, et lui signale certains désirs, certaines conditions désirées, certaines relations souhaitées — tel un mariage ou une association professionnelle.

Alors on dirait peut-être que, si cela est ainsi, le fait de prier est de nature profane et non pas «quelque chose de spirituel.» Mais alors … qu’est-ce qui est «spirituel» et qu’est-ce qui ne l’est pas? Peut-on diviser la vie en une part qui est «spirituelle» et une autre part qui est «profane?» La réponse est dans la question — naturellement pas!

On peut certes le faire, et beaucoup de gens le font qui suivent des dogmes religieux. Mais ce que gens font en fait c’est de mentir à eux-mêmes, à jouer du colin maillard …

‘Religio’ veut dire nous relier à nos racines, notre vrai destin qui est notre destination dans la vie et qui est comme un programme intérieur; toutefois, ce programme est dans un état non-cultivé et doit être travaillé, ciselé, raffiné, et ceci, nous le font par l’auto-programmation positive qui fait partie intégrale de la prière inspiratrice.

Nous possédons tous un programme intérieur. Il n’y a pas un seul homme, une seule femme, un seul enfant qui ne l’a pas. Une fois que nous comprenons cela et rendent conscient cette vérité profonde, nous pouvons transformer notre vie par le travail avec l’esprit guide. Si nous refusons à rendre cette vérité consciente, nous allons être programmés par d’autres, par des normes sociales, des coutumes, et des habitudes. C’est un fait, non pas une théorie.

Au début fut le programme

La plupart des gens pensent qu’une personne qui prie doit nécessairement être croyante, dans le sens qu’elle doit «croire à quelque chose.» En réalité, non seulement est-ce la prière qui découle de la foi mais aussi la foi qui découle de la prière. Celui qui a la foi actuellement n’a pas besoin de prier car la foi vivante est un état de prière.

Alors d’autres diront que prier n’a pas de sens si l’on ne croit à rien. Mais ce n’est pas ainsi. Quand nous mangeons, nous croyons que ce que nous mangeons fait du bien à notre corps, et nous nourrit. Mis à part le fait que la plupart d’entre nous ignorent que quand nous mangeons, nous nourrissons non seulement notre corps, mais aussi notre esprit, cette foi est également une telle dont nous sommes à peine conscients. Nous croyons, sans savoir que nous croyons!

Nous croyons aussi que demain nous sommes toujours en vie, car autrement personne ne ferait des plans qui vont au delà du demain. Et quand nous souffrons une blessure physique, nous croyons que l’intelligence universelle de la vie nous guérit.

En réalité nous croyons beaucoup plus que nous le pensons. C’est notre culture hostile à l’introspection et linéaire-cérébrale qui nous fait croire (sic!) que nous avons pour toujours perdu la foi. Nous serions bien avisés d’admettre que nous ne pouvons vivre sans foi.

De toute façon, ceux d’entre nous qui ont bien développé leur appréhension consciente du monde savent que notre culture se base sur des paradigmes qui sont contre-nature et qui, pour cette raison, doivent être corrigés.

Le processus de l’auto-programmation a justement l’effet de purifier notre subconscient de telles fausses impressions, à savoir celles qui sont ne pas en accord avec la nature. L’un de ces messages subtiles est de croire qu’une personne qui croit en une force supérieure serait ‘faible de caractère.’

Cette façon de juger les gens se base sur l’hubris. Mais c’est un caractère de base d’une culture toute entière, qui ne se croit pas basée sur la terre-mère mais qui, comme une tour Babel, s’érige verticalement vers le ciel au lieu de suivre les lois de la nature qui font que tout développement naturel est la croissance en spirale, non pas la croissance linéaire.

Toute évolution saine se fait en forme de spirale, non pas en forme de la ligne droite, car tous les systèmes biologiques se caractérisent par le fait qu’il évoluent de façon non-linéaire.

La spirale est la forme la plus répandue dans la nature; elle se trouve partout. Elle combine les mouvements du cercle et de la ligne, créant un équilibre parfait entre immobilité (cercle) et mouvement (ligne).

La spirale symbolise un développement périodique, systémique et cyclique, en accord avec les lois de la vie. A comparer avec la ligne droite qui est un produit purement mental de l’homme dénaturé. Elle ne se trouve pas dans la nature.

L’avancement de la spirale, de façon elliptique, montre qu’elle porte en elle sa racine, sa raison d’être, son passé, transposant son potentiel chaque fois à un niveau plus élevé. La ligne droite, par contre, renie sa racine et son passé. Toute vraie évolution, soit-elle dans la nature, ou bien dans la culture, est toujours non-linéaire et spiralée.

Libéré d’une pensée linéaire et dénaturée l’homme trouve la foi. Il n’y a pas de meilleur moyen que la prière pour purifier notre subconscient des pensées linéaires et téléologiques. La pensée téléologique et utilitariste et purement causale; elle se base sur la maxime do ut des. Or, la loi de la vie n’est ni causale, ni basée sur la mutualité. Elle n’est pas finale, mais simplement existentielle, et en dehors de tout champ causal, synchroniste.

Le principe créateur est en dehors de l’espace-temps, en dehors de la causalité, en dehors de la rationalité, et ne peut être ‘compris’ de façon intellectuelle. Toutefois, nous le portons en nous, dans chaque cellule vivante de notre corps car la création et un hologramme. Mais au niveau intellectuel, tout ce que nous savons de cet au-delà de la pensée, c’est que nous n’en savons rien. Et cela est la meilleure et peut-être la seule condition pour faire grandir la foi. C’est celui qui sait beaucoup qui possède une foi robuste.

Einstein l’a montré. Il disait qu’une personne qui sait peu l’éloigne de Dieu, et qu’une personne qui sait beaucoup se relie à Dieu. Pour utiliser une autre métaphore, prenons une image de la sagesse bouddhiste: l’élève Zen qui a juste été initié ne voit plus une montagne comme une montagne. Mais aussitôt qu’il a eu son Satori et devint Maître, il voit la montagne de nouveau comme une montagne.

Quand nous prions, nous reconnaissons le fait, pour rester avec l’image, que la montagne n’est pas visible et que, pour cette raison, nous croyons qu’elle n’est pas une montagne. Dans la prière, nous suggérons à nous-mêmes de ‘voir’ la montagne, car nous savons qu’elle existe.

Beaucoup de gens parlent de Dieu, et parlent à Dieu, tout en sachant que le concept de ‘Dieu’ est une illusion mentale. En réalité, nous n’avons pas besoin de cette illusion. Au moment que nous pensons que l’existence d’une force spirituelle et plus probable que son inexistence, nous avons préparé une base rationnelle pour la foi. Sachant cela, nous pouvons vraiment prier comme des enfants, car l’état de grâce et l’état de l’enfance ont en commun le fait qu’ils permettent le flux créatif qui se base sur la sérénité.

La prière mène à l’harmonie intérieure et l’équilibre entre savoir et foi, entre masculin-donnant et féminin-recevant, entre haut et bas, bien et mal, positif et négatif, noir et blanc.

La prière inspiratrice harmonise tous les contrastes dans nos pensées conflictuelles, et nous rend sains mentalement et physiquement, car toute santé et la conséquence d’un équilibre entre les deux énergies fondamentales de la vie: le yin et le yang.

Le pouvoir de la prière se nourrit de notre destin qui est expression directe d’intelligence cosmique; elle n’a ni besoin d’images mentales, ni de dogmes, ni de rituels. Elle est la programmation consciente et délibérée de notre relation avec l’univers.

Les affirmations positives guérissent

La prière nous guérit de patrons de pensées négatives, de toute cette poubelle intérieure consistante de peurs et de doutes qui nous empêchent d’avancer librement «avec une heureuse insouciance.» Une fois notre esprit devenu sain, tout notre être sera imbibé de santé.

La meilleure façon de prier, c’est d’imaginer que ce que nous souhaitons dans la prière, nous l’avons déjà reçu! C’est donc un mouvement de pensée anticipateur.

Hélas, beaucoup d’entre nous se bloquent contre la réalisation de leurs désirs personnels. On leur a dit pendant toute l’enfance qu’il fallait «se sacrifier» pour Dieu et le monde, et que toute vie serait «souffrance.»

Cette philosophie masochiste avec laquelle on a transformé des générations d’enfants en des esclaves mentalement handicapés se dissout au fur et à mesure que nous devenons conscient de l’amour et de la plénitude de l’univers, et de toutes les bénédictions qui nous attendent pour enrichir et embellir nos vies.

Quand nous prions d’être guidés par la sagesse de l’univers, nous commençons à invoquer l’évolution positive pour tous les êtres; ainsi nous devenons un agent catalyseur dans l’univers, une force magnétique. Pour y arriver, suffit d’être en pleine attente de notre bien, et confiant que nous allons prendre la place, toujours, qui nous est due.

Il n’y a rien de plus facile que de faire une liste de vœux; mais pour certains gens il n’y a rien de plus difficile. Pourquoi? Parce qu’ils veulent réaliser une douzaine de projets à la fois et donc font défaut de focalisation. On leur conseille souvent de se concentrer à un seul intérêt pour un certain temps au moins, et donc rétrécir leur champs d’activités pour faire le point. Hélas, il y a des natures qui sont multi-vectoriels et qui ne peuvent se contenter de réaliser un seul intérêt; je suis l’un d’entre eux et sais de quoi je parle! On ne peut changer sa nature. Il vaut mieux de montrer à ces gens des possibilités de réalisation pratique pour achever deux ou trois projets à la fois, ainsi faisant des petits pas, chaque jour, simultanément dans tous.

La foi est confiance en soi

J’aimerais ici mentionner un homme extraordinaire, un aventurier de la santé, et aussi un grand explorateur de la foi. C’est le Dr Edmond Bordeaux–Szekely (1905–1979), l’homme savant qui a découvert, dans la bibliothèque du Vatican, l’évangile essénien de la paix, en 1925. Wikipedia écrit:

— De 1923 à 1925, lorsque Szekely était doctorant, il fut autorisé à consulter les Archives secrètes du Vatican, où il eut accès à des documents apocryphes en araméen. Plus tard, dans les années 1950, il eut aussi accès aux rouleaux de la mer Morte, ce qui lui permit de traduire quantité d’anciens textes araméens. Ces textes, selon lui, montraient que les Esséniens (dont les premiers Chrétiens) étaient végétariens, et que le végétarisme était également enseigné par Jésus.

Dr Bordeaux a voyagé le monde et, par contact avec des peuples indigènes, avait le privilège de trouver la source et le secret de la vie. Mais il n’était pas seulement savant et explorateur, car c’était aussi un homme pragmatique et offrit de l’aide à des gens multiples pour retrouver leur santé et l’harmonie dans leurs vies.

Mais la publication, en 1928, de l’évangile de la paix n’a pas seulement apporté a son auteur des amis, mais aussi des ennemis farouches. Il en avait souffert à un point que sa vie était en danger à plusieurs reprises, que ce soit une épisode de naufrage et survie sur une île déserte que ce soit la rencontre avec le gouverneur d’une autre île qui le menaçait avec la canonnade de son navire parce qu’il a guéri la lèpre de ses habitants avec la sagesse médicale essénienne.

C’est comme si ce grand homme était lui même l’acteur et l’héros dans un conte de fée à dimension immense que fut sa vie. Mais en cela il n’était pas le seul. Il y avait un autre grand ‘Edmond,’ à savoir Edmond Kaiser, le fondateur des organisations Terre des Hommes et Sentinelle à Lausanne, Suisse. A imaginer comment on aurait fait comme lui … dans la misère humaine de Biafra, de ramasser des enfants mutilés et à demi morts dans la rue, et de les amener en Suisse.

Cet homme, Edmond Kaiser, ne s’est pas contenté, comme la plupart de nous, de voir cette catastrophe humain chaque jour à la télévision. Il a prit le reste de sa fortune, prenait un avion et se mit au travail — afin de finalement trouver des familles Suisses à adopter ses enfants. C’était le début de Terre des Hommes, tel que nous le savons. Mais il y avait un événement avant tout cela qui avait été le vraie déclencheur de la mission humaine de Kaiser. C’était la mort subite de son fils, un petit garçon de quatre ans, qui tombait dans un puit au jardin de sa maison, et mourut sur le coup. Kaiser survit la folie qui s’emparait de lui, et transforma son chagrin en compassion pour les enfants partout dans le monde. C’est ainsi qu’il pouvait garder sa santé mentale et transforma sa vie de façon héroïque.

Dans tous les contes de fée l’héros est une personne qui, par surmonter tous les obstacles imaginables, achève son intégration intérieure, devient transformé par une mission et finalement achève une certaine réputation transpersonnelle, devenant ‘une figure publique,’ une sentinelle des valeurs positives, et un agent transformateur pour la société toute entière.

Tous les héros sont animés par une idée, représenté par la main de la Princesse à la fin de leur voyage initiatrice. Le mariage, l’amour et l’enfantement avec la Princesse sont symboliques pour l’élan vital, la force vitale qui anime l’héros sur son chemin douloureux, qui l’inspire et le rend courageux, et curieusement, le plus que l’héros est entouré de dangers, le plus en profite son courage et sa détermination, et c’est exactement cette énergie transpersonnelle qui fait qu’il est porté sur les vagues du succès et achève la victoire finale!

L’optimisme indestructible du Dr Bordeaux, témoigné par tous les gens qui l’ont rencontré, est un trait de caractère typique de tous les héros, dans tous les contes de fée du monde. C’est c’est optimisme qui le fait sortir victorieux de toute situation d’échec temporaire, et c’est la source de sa motivation de mener sa mission jusqu’au bout.

Ceci est exemplairement évident dans le conte du Tailleur Vertueux, l’ancien conte de fée allemand. Alors, nous sommes de retour à notre thème initial, la foi. Dans un sens plus profond qui nous est accessible maintenant à travers la contemplation des contes de fées, nous pouvons comprendre que la foi, c’est vraiment la confiance en soi; c’est de faire confiance à notre esprit guide, la voix intérieure, la sagesse de l’âme, notre intuition profonde.

Cette confiance n’est justement pas inspirée par l’égo, le moi conditionné, mais par l’unique soi, notre moi éternel qui est en dehors de tout conditionnement, étant en dehors de l’espace-temps. L’unique soi, nous instruit Ramana Maharshi, est notre vrai I-AM (Je Suis); en des termes chrétiennes, c’est le Saint-Esprit qui anime et guide le croyant et qui lui inspire le courage, la confiance, l’optimisme, et la foi dans l’ultime bénédiction de son destin.

La confiance en soi n’est pas vanité, pas d’orgueil, ni est-ce arrogance, mais simplement foi vivante en action!

Ce que nous enseignent les anciennes mythes et contes n’est pas différent de ce que nous révèlent les religions: de bâtir sa maison non pas sur du sable, mais sur un rocher, et de manger son pain dans la pleine confiance d’être guidé vers la réalisation parfaite de son destin.

L’auto-programmation a travers des affirmations positives est le chemin le plus simple and le plus efficace à nourrir cette fois et la fait grandir et épanouir. Car la foi découle du Saint-Esprit et elle devient un agent de communication vivant avec notre esprit guide, nous libérant des deux maints obstacle: la peur et le doute. Cela veut aussi dire que nous arrivons à nous accepter pleinement, avec tous nos défauts, car la promesse, c’est la victoire non pas parce qu’on est parfait mais en dépit du fait que l’on ne l’est pas.

C’est ainsi, psychologiquement, parce que la foi transforme nos défauts en astuces, ce qui est exprimé par la Bible dans ces simples dictons:

— Les derniers seront les premiers;

— Lève-toi et marche;

— Ta foi t’a guérit.

La vie est un cercle magique qui nous sert à accomplir un certain processus d’apprentissage, afin de grandir et de s’épanouir, et donc finalement, afin d’évoluer dans notre humanité, et en même temps, dans notre spiritualité.

Si l’on lit des contes de fées de façon régulière, on arrive à un point de comprendre leur caractère initiatique. Il est significatif que le conte trouve sa fin quand l’héros achève sa mission de vie, quand il réalise son rêve personnel et transpersonnel. Alors ils nous laissent avec la formule: ‘Et ils vivaient dans le bonheur jusqu’à la fin de leurs jours.’

Les contes de fées sont vraiment des recettes pour réaliser le bonheur, car ils nous montrent que notre désir est vrai, authentique et méritoire, et que de le suivre est vertu, et non pas dérangement mental, comme vous allons dire les média. Joseph Campbell l’a exprimé de façon à ce que nous devons suivre notre appel intérieur si nous voulons vivre une vie authentique qui laisse une trace, et qui nous fait appréhender la plénitude de la vie.

En effet, dans tous les contes de fées, il y a un trésor à acquérir; mais ce trésor n’est pas simplement en forme d’enrichissement matériel. Il représente toujours une quête spirituelle, un acquis de l’esprit même si dans la vie ordinaire, on ne la voit pas car elle est invisible. Si la main de la Princesse était seulement une expression symbolique pour une vie sexuelle heureuse, l’héros aurait pu réaliser cela de façon beaucoup plus simple, sans tous les détours, toutes les difficultés et tous les obstacles à sa mission.

Mais pour comprendre cela, il fait avoir étudié un peu la symbolique spécifique des contes de fées, car leur valeur intrinsèque consiste à nous ouvrir l’accès à une dimension du désir supérieur, un désir qui est à la fois charnel et mental, à la fois humain et spirituel, à la fois yin et yang, pour ainsi dire.

Les contes de fées nous montrent le chemin que le I Ching appelle ‘le chemin du ciel’ et que l’évangile exprime par la métaphore de ‘la porte étroite.’

Comme ceci n’est pas un essai sur le caractère initiatique des contes de fées, mais un article sur l’usage des affirmations positives, je ne vais pas davantage parler de tout ce que nous pouvons apprendre de la mythologie des peuples et peuplades autour du monde; c’est un domaine très vaste de recherche qui ne peut être sujet d’une étude sommaire. Il nous seul importe de rappeler ici le rôle fondamental que jouent les contes pour maintenir la foi et pour nous encourager dans notre mission, quel que soit son objet. C’est la raison pour laquelle, les contes de fées sont si important dans la croissance psychique de l’enfant comme l’é démontré de façon brillante Bruno Bettelheim.

Mais il y a encore une autre raison pourquoi les enfants répondent si attentivement aux contes: c’est la manière qu’ils parlent, qu’il expriment leur message, car ce n’est pas un langage ordinaire ni directe; c’est un langage poétique et métaphorique; et c’est le langage du rêve, le langage de l’hypnose, et non pas en dernier lieu le langage de notre subconscient. C’est le langage des poètes et par leur intermédiaire, le langage de l’enfance dans un sens poétique.

C’est un langage riche en symboles, très simple au point de vue grammatical, pour ne pas dire rudimentaire, mais suggestif et coloré. Et c’est ceci aussi le langage des oracles anciens, et des mythes religieux et initiatiques. Il est organique, plein de pouvoir suggestif, et simple.

Mais tout un qui a essayé d’écrire dans ce langage sait à quel point que c’est difficile. C’est pourquoi l’adage dit qu’on doit être né poète, et ceci est certainement vrai de façon générale. Mais il y a beaucoup de gens qui témoignent qu’après une psychothérapie ou bien un retrait sabbatique, ou encore une période intensive de méditation, ce langage se manifestait, subitement, de façon presque magique, et fit son chemin dans des écrits publiés.

Si l’on est dans un tel état mental particulier, on peut oser d’écrire un conte de fée, bien que cela peut s’avérer difficile au début. Une fois que s’est accompli, toutefois, on peut se poser la question pourquoi on a choisi un certain thème, une certaine configuration de circonstances, pour l’héros ou l’héroïne, pourquoi il our elle devait passer outre telle ou telle aventure, et ainsi de suite? Car le thèmes et contenus de tels contes de fées personnels peuvent révéler des surprenants détails de notre complexe psychique particulier, et bien de notre situation dans la vie.

Ceci peut à son tour mener à des réflexions profondes pour nous sortir des impasses et des stagnations qui peuvent avoir été un trauma pour des années sans fin, et donc trouvent leur résolution par une nouvelle approche intuitive et créatrice surprenante. Ce qui se passe dans ces moments, c’est que le contenu subconscient de notre pensée s’extériorise et se manifeste pendant le processus de l’introspection. Cela peut résulter en toute sorte de miracles, même sur le plan matériel et financier.

Or, la force de notre intuition est complètement méconnu, sinon tirée en déraison, par notre culture mécanique, linéaire et matérialiste. Des gens véritablement créatives et originelles savent pourtant que cette culture est basée sur une erreur fondamentale de perception qui n’a pas seulement vu le jour dans le temps de l’industrialisation, mais qui est aussi vieux que l’humanité. La Tour de Babel, conte de la Bible, montre bien le destin de l’Atlantis qui s’est réincarné dans notre culture moderne technocratique et qui a amené ‘la confusion des langues.’ Car confusion des langues dont parle ce conte biblique veut dire confusion entre le vécu conscient et inconscient qui est le résultat de la suppression du contenu inconscient de la pensée, et un phénomène typique de la culture patriarcale ‘solaire’ et au temps des anciens, et dans notre époque.

La tour qui s’érige vers le ciel, 16e Arcane du Tarot (La Maison Dieu), symbolise notre exagération des fonctions purement cérébrales et montre métaphoriquement notre hypertrophie culturelle du cognitif mental ‘rationnel’ au détriment de la cognition intuitive. Ce symbolisme révélateur, nous le trouvons également dans la 6e ligne du premier hexagramme de l’I Ching (Yang) qui nous met en garde d’un élan titanique pour vaincre nos difficultés par un coup d’épée! La carte du Tarot montre deux hommes en plein chute de la fenêtre la plus haute de la tour, bien qu’ils vont s’atterrir non pas sur du béton, mais sur un gazon en pleine floraison, assez mou et réceptif: donc le symbole de la chance dans la malchance, et la réunion avec la nature, le sol, la terre, après un vol dans les nuages de la pensée.

On pourrait interpréter leur chute même comme un acte fertilisant, procréant de la vie nouvelle, comme le montre la carte bénéfique qui suit dans le Tarot, la 17e, l’Étoile.

Il est important de voir que la sagesse positive des contes de fées — et la même sagesse du Tarot et de l’I Ching — ne porte aucune trace moralisatrice. On pourrait bien dire que cette sagesse nous dit le vieil adage:

— Aide-toi, et Dieu va t’aider!

Et rappelons que le Tailleur Vertueux n’a pas eu besoin de tirer la 16e Arcane du Tarot car il ne voulait jamais devenir un géant, se moquant de la médiocrité intellectuelle du dernier et convaincu de sa supériorité humaine en dépit du fait qu’il ne pouvait se comparer physiquement au géant. Mais ceci montre bien que toutes les facultés qui font l’héros sont des facultés de l’esprit, et donc des acquis spirituels.

L’intégration des émotions négatives

Comment résoudre des conflits intérieurs qui ont pour résultat des émotions négatives et parfois destructrices? Il faut d’abord faire face à cette guerre intérieure, il faut l’accepter comme un fait au lieu de se fuir dans maintes distractions. Cela veut dire faire face à notre ombre!

Le pire à faire c’est de lutter contre des émotions négatives et de les condamner! Comment elles font partie intégrale de notre être — tant qu’elles ne sont pas intégrées — si nous luttons contre, nous luttons avec nous-mêmes, et le résultat sera une dépression. Et il y a davantage à savoir en regard de notre ombre. La guerre intérieure peut mettre la personne dans un état de confusion totale, qui peut s’extérioriser de façon que nous ressentons angoisse et envie sexuel en même temps. Ou bien ce conflit peut se passer au niveau du pouvoir, avec des sentiments ambigus de pouvoir et de non-pouvoir (dépression).

Et on peut comparer une telle guerre intérieure avec la guerre entre des peuples, et des nations. Dans les deux cas, nous pouvons parler de sentiments ambigus, seulement que dans un cas, ces sentiments se trouvent au niveau intérieur, et dans l’autre cas, ils se trouvent au niveau social et politique.

La recherche sur les causes de la guerre a révélé en plus que des guerres sont plus fréquentes entre des peuples et des nations qui favorisent un strict système moral et qui répriment les émotions dans l’enfant par une éducation répressive. Malheureusement, nous sommes aujourd’hui le produit des centaines et des millénaires de répression émotionnelle.

Cette recherche a également révélée que des guerres ne sont pas le résultat de trop de rage et de haine, mais de trop peu. Comment cela? J’aimerais expliquer cela par un exemple. Représentez devant votre œil intérieur deux enfants qui luttent. Est-ce quelque chose d’inhabituel? Je pense que non. Cela arrive tous les jours dans tous les jardins d’enfant autour du monde, surtout pendant la récréation. Et puis? Rien de dramatique; je veux dire la paix régna de nouveau, et la chose sera mise ad acta. Et combien de morts? Aucun.

Alors vous allez dire, cher lecteur: «Mais les enfants n’ont pas d’armes!» Est-ce correct? Un doigt qui va droit dans l’œil, n’est-ce pas une arme, une ceinture autour du cou, n’est pas une arme? Ce n’est pas une question d’armes, c’est une question du degré de la rage ou de la haine qui est en jeu. Je parle d’une accumulation d’énergie négative, ou bien d’un état ou une telle accumulation n’a pas eu lieu, n’a pas encore eu lieu! Dans toutes les guerres, and dans tout meurtre, nous avons affaire à une grande accumulation d’énergie négative. Ce n’est pas possible d’accumuler une telle énergie dans une heure pendant un jeu, même pas pendant un jour; il faut des mois and dans la plupart des cas, des années à accumuler un tel réservoir d’énergie négative afin d’être capable to commettre un meurtre ou tuer des ‘ennemis’ dans une guerre!

Chez des enfants, une telle accumulation d’énergie négative n’a généralement pas encore eu lieu; ces petites quantités de rage qui s’accumulent chez des enfants qui jouent et s’attaquant de temps en temps sont vite déchargées, sans faire problème ni blessure sérieuse.

La science bioénergétique, telle qu’elle a été fondée par Wilhelm Reich (1897–1957) et développé par Alexander Lowen (1910–2008), a bien délivré des réponses claires et nettes à ces questions, et elle a aussi expliqué comment on peut éviter une telle accumulation d’énergie négative.

On pourrait discuter le problème à deux niveaux différents, à savoir au niveau individuel, et au niveau collectif. En ce qui concerne la vision globale du problème, la recherche de paix a clairement plaidée pour une réformation de notre système scolaire afin de réduire les justifications moralisatrices pour la violence qu’il exerce sur les enfants et de rendre possible une éducation permissive qui donne à l’enfant le droit de verbaliser ses émotions dans le dialogue avec l’éducateur et qui romps avec le tabou de l’expression des émotions primaires.

Nous pouvons donc conclure que les conflits intérieurs qui mènent à l’accumulation des énergies négatives tel que la rage ou la peur, et qui peuvent perturber le développement psychosexuel de l’enfant, peuvent être résolus dans exactement la façon qu’on résout les conflit au niveau global.

Je veux dire que le la guerre intérieure peut être évitée de la même façon que les guerres dans le monde peuvent être évitées, à savoir à travers un dialogue délibéré avec notre ombre, par l’acceptation de cet ombre, et par un effort conscient de ne pas accumuler des émotions, mais de les laisser librement couler — car ce sont des courants énergétiques qui doivent circuler pour rester en parfait équilibre.

En menant à la fin notre guerre intérieure, nous contribuons, chacun(e) de nous à faire la paix dans le monde — c’est si simple que cela.

L’homme est capable de tout, toute l’histoire humaine le montre. Il n’y a pas de monstruosité que l’homme n’ait pas commise au cours de l’histoire. Le phénomène du pouvoir est aussi important dans la vie des hommes que le phénomène de l’amour. Les poètes tous parlent du ‘pouvoir de l’amour.’ Mais malheureusement que les poètes, et non pas les militaires, ni les gens ordinaires … qui ignorent que seule une personne qui n’a pas de pouvoir, qui est en dépression totale, est capable de massacrer n’importe qui et dans la façon la plus cruelle qu’on puisse imaginer!

Tous les meurtres d’enfants sont le résultat de sentiments dépressifs, des sentiments d’amour pour les enfants que le tueur à supprimé en lui des années, beaucoup d’années avant il a commis l’acte horrible à l’endroit d’un enfant. Ce processus bioénergétique est difficile à comprendre pour la plupart des gens qui n’ont jamais eu accès à la psychanalyse et c’est pourquoi ils pensent que tout pouvoir est négatif et abusif — ce qui est une grande erreur!

L’abus de pouvoir est toujours, et sans exception, un signe de non-pouvoir, et donc, de dépression. Quel est le but d’une psychothérapie? C’est de permettre au patient de reprendre son pouvoir que son imaginaire croyait avoir perdu; mais fait est qu’il ne l’a jamais perdu. Toute personne, qui que ce soit, doit accepter son pouvoir personnel; et ce pouvoir ne peut se perdre bien que, comme résultat des abus de pouvoir à notre endroit, nous sommes hypnotisés à le croire.

Il est très important d’être conscient de son pouvoir primaire, comme je l’appelle, car sans une perception de notre pouvoir proprement parler, nous ne pouvons pas développer une perception de notre pouvoir sur les autres; et quand cette perception fait défaut, un abus de pouvoir est toujours une probabilité à craindre. Seul peut rencontrer les autres dans une relation authentique et saine qui est conscient de son pouvoir personnel, et l’a intégré.

Si l’on refuse le pouvoir parce qu’on refuse l’amour, il est très difficile de se rendre compte des limites de son pouvoir, et son effet sur d’autres gens. On peut prendre une position claire à cet égard seulement si l’on peut vaincre la peur. Voici une suggestion qui aide dans ce processus de développement personnel. Cette affirmation positive doit être récitée deux fois par jour, le matin immédiatement après le réveil, et le soir, avant de s’endormir:

— J’accepte mon amour et le réalise sainement, dans la beauté, la liberté, et le bonheur, dans le pays, à l’endroit et parmi les gens où les conditions son idéales et où mon amour achève un effet bénéfique aussi à l’endroit des autres. La réalisation de tous mes talents et mon succès se nourrissent du bonheur de mon amour, et ceci est merveilleux!

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